Evoquant une "génération traumatisée", l'Organisation internationale du travail met en garde contre le chômage des jeunes dans le monde. Ceux-ci seraient plus de 75 millions sans compter ceux qui, découragés, se retirent du marché du travail.
L'OIT a lancé une sévère mise en garde mercredi contre "le traumatisme" de toute une génération, victime de l'étanchéité du marché du travail et gagnée par une défiance à l'égard des systèmes politiques et économique.
Son étude annuelle sur l'emploi des jeunes relate que ceux-ci sont confrontés à un chômage toujours élevé, et à du travail précaire dans les pays développés. L'OIT dénonce "l’infortune de la génération qui arrive sur le marché du travail en cette période de grande récession". Outre le chômage et la précarité, selon cette même étude, les jeunes peuvent aussi être contraints à accepter des rémunérations moins élevées.
Le rapport note que "cette frustration collective chez les jeunes a été l'un des moteurs des mouvements de protestation qui ont eu lieu à travers le monde cette année, car il devient de plus en plus difficile pour eux de trouver autre chose qu'un travail à temps partiel ou un emploi temporaire".
Il ajoute que le nombre absolu de jeunes chômeurs a légèrement diminué à 75,1 millions à la fin 2010 contre 75,8 millions fin 2009, soit un taux de chômage de 12,7%. Selon l'OIT, ce taux devrait baisser en 2011 pour atteindre 12,6% (74,6 millions de chômeurs). Le rapport relève cependant que la diminution du nombre de jeunes chômeurs s'explique aussi par le fait qu'ils se retirent du marché du travail et, découragés, renoncent à chercher un emploi.
La situation est particulièrement dramatique en Irlande avec un taux de chômage déclaré des jeunes de 27,5%. Le taux réel est en fait de 46,8% si l'on inclut les jeunes qui se réfugient dans les études faute de mieux, ou qui attendent chez leurs parents que la situation économique s'améliore. De la même façon en Chine, en Autriche ou à Hong Kong, le taux de chômage réel serait le double du chiffre officiel.
Entre 2008 et 2009, le chômage des jeunes dans le monde a explosé, avec 4,5 millions de jeunes chômeurs supplémentaires. Durant la période d'avant-crise (1997-2007), la hausse moyenne par an était de 100.000.
Le nombre de jeunes travaillant à temps partiel, faute de mieux, a aussi beaucoup augmenté, notamment en Irlande et en Espagne. A la fin 2010, un jeune sur deux ayant du travail occupait un emploi à temps partiel au Canada, au Danemark, aux Pays-Bas et en Norvège.
Selon José Manuel Sakazar-Xirinachs, directeur exécutif du secteur de l'emploi de l'OIT, "ces nouvelles statistiques reflètent la frustration et la colère que ressentent des millions de jeunes dans le monde". "L'incertitude du contexte économique, couplé à la sensibilité plus forte du chômage des jeunes à la conjoncture économique, rend la reprise de l'emploi pour cette catégorie hautement incertaine. Cela peut annoncer encore plusieurs années difficiles", déplore l'OIT.
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L'OIT a lancé une sévère mise en garde mercredi contre "le traumatisme" de toute une génération, victime de l'étanchéité du marché du travail et gagnée par une défiance à l'égard des systèmes politiques et économique.Son étude annuelle sur l'emploi des jeunes relate que ceux-ci sont confrontés à un chômage toujours élevé, et à du travail précaire dans les pays développés. L'OIT dénonce "l’infortune de la génération qui arrive sur le marché du travail en cette période de grande récession". Outre le chômage et la précarité, selon cette même étude, les jeunes peuvent aussi être contraints à accepter des rémunérations moins élevées.
Le rapport note que "cette frustration collective chez les jeunes a été l'un des moteurs des mouvements de protestation qui ont eu lieu à travers le monde cette année, car il devient de plus en plus difficile pour eux de trouver autre chose qu'un travail à temps partiel ou un emploi temporaire".
Il ajoute que le nombre absolu de jeunes chômeurs a légèrement diminué à 75,1 millions à la fin 2010 contre 75,8 millions fin 2009, soit un taux de chômage de 12,7%. Selon l'OIT, ce taux devrait baisser en 2011 pour atteindre 12,6% (74,6 millions de chômeurs). Le rapport relève cependant que la diminution du nombre de jeunes chômeurs s'explique aussi par le fait qu'ils se retirent du marché du travail et, découragés, renoncent à chercher un emploi.
La situation est particulièrement dramatique en Irlande avec un taux de chômage déclaré des jeunes de 27,5%. Le taux réel est en fait de 46,8% si l'on inclut les jeunes qui se réfugient dans les études faute de mieux, ou qui attendent chez leurs parents que la situation économique s'améliore. De la même façon en Chine, en Autriche ou à Hong Kong, le taux de chômage réel serait le double du chiffre officiel.
Entre 2008 et 2009, le chômage des jeunes dans le monde a explosé, avec 4,5 millions de jeunes chômeurs supplémentaires. Durant la période d'avant-crise (1997-2007), la hausse moyenne par an était de 100.000.
Le nombre de jeunes travaillant à temps partiel, faute de mieux, a aussi beaucoup augmenté, notamment en Irlande et en Espagne. A la fin 2010, un jeune sur deux ayant du travail occupait un emploi à temps partiel au Canada, au Danemark, aux Pays-Bas et en Norvège.
Selon José Manuel Sakazar-Xirinachs, directeur exécutif du secteur de l'emploi de l'OIT, "ces nouvelles statistiques reflètent la frustration et la colère que ressentent des millions de jeunes dans le monde". "L'incertitude du contexte économique, couplé à la sensibilité plus forte du chômage des jeunes à la conjoncture économique, rend la reprise de l'emploi pour cette catégorie hautement incertaine. Cela peut annoncer encore plusieurs années difficiles", déplore l'OIT.
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1 commentaires:
Avec un régime de retraites par répartition je n'ai pas besoin de préciser que les soucis sont devant nous.
Bon nombre de moins de 60 ans n'ont jamais connu le plein emploi, alternant périodes de travail et de chômage.
Ces gens là n'auront jamais leurs 42 annuités à 62 ou 65 ans.
Donc nous allons voir des types bosser jusqu'à leur mort et/ou des papys flingueurs qui n'auront que la rébellion pour survivre .
Tout le monde n'est pas prédisposé à se laisser crever silencieusement.
Ce sujet là aucun journaliste ni politique ne l'évoque pourtant c'est une évidence !
Le MEDEF portera une très lourde responsabilité sociale quand les papys flingueurs pointeront le bout de leur nez car c'est bien le MEDEF qui refuse d'employer des plus de 35 ans en France. (avec la complicité active des administrations telles Pôle Emploi)
Autre ruse : Pole Emploi évite de faire passer les plus de 50 ans au RSA et les garde un maximum en ASS.
Parce que le RSA donne automatiquement le droit à la CMU donc laisser les gens en ASS permet de gagner un an de couverture médicale universelle... CQFD
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